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Lactantius Narrat

Dē Pāginā Repertā (De la page qui fut trouvée) Lūcius Caecilius Firmiānus Lactantius nārrāvit.

THĒĀTRUM EX SEPULCHRĪS

Lactantius XXVII: Dē Pāginā Repertā

(De la page qui fut trouvée)

Lūcius Caecilius Firmiānus Lactantius nārrāvit.

Part A (Texte intercalé)

I. Dē Puellā in Bibliothēcā — (De la fille dans la bibliothèque)

1.1 Puella une fille erat il y avait in dans bibliothēcā. la bibliothèque.

1.2 Nōn non in dans bibliothēcā une bibliothèque magnā grande et et marmoreā, de marbre, quālis telle que Alexandrīna celle d’Alexandrie fuit fut antequam avant qu’elle ignī par le feu periit, ne pérît, sed mais in dans bibliothēcā une bibliothèque parvā petite et et obscūrā sombre cuiusdam d’une certaine ecclēsiae église in dans oppidō une ville parvō, petite, ubi librī les livres in sur pluteīs des étagères lignēis de bois stābant se tenaient et et pulvis la poussière in sur eōs eux sīcut comme nix la neige in sur tēctīs les toits cadēbat. tombait.

1.3 Nōmen son nom ēius son —dīcam —je l’appellerai eam — Paulam, Paula, nam car hoc ce nōmen nom aptum convient est — discipulae— à une étudiante— Paula Paula igitur donc psaltērium un psautier vetus ancien aperuit, ouvrit, nōn non quia parce qu’elle psalmōs des psaumes quaerēbat cherchait sed mais quia parce qu’elle librōs les livres veterēs anciens amābat aimait et et manibus de ses mains tractāre les manier gaudēbat, se réjouissait, et et odōrem le parfum chartae du papier antīquae ancien spīrāre respirer sīcut comme aliī d’autres flōrum des fleurs odōrem le parfum spīrant. respirent.

1.4 Et et inter entre pāginās les pages —inter —entre psalmum le psaume centēsimum cent tertium troisième et et centēsimum cent quārtum— quatrième— invēnit elle trouva folium. un feuillet.

1.5 Folium un feuillet aliud, différent, alterīus d’un autre librī, livre, alterīus d’un autre saeculi, siècle, alterīus d’une autre manūs. main. Scrīptūra l’écriture erat était minor plus petite et et ēlegantior plus élégante quam que ea celle quae qui psalmōs les psaumes circumdabat, entourait, et et in dans margine la marge aliquis quelqu’un ōlim jadis scrīpserat avait écrit ūnum un seul verbum: mot : “VĒRUM.” « VRAI. »

1.6 Legit. elle lut. Et et haec ces verba mots legit: elle lut :

1.7 “Nōn « Il n’y a pas est — quod de raison timeās de craindred’avoir labōrem ta peine perdideris, perdue,si quid quelque chose tibi pour toi ipsī toi-même didicistī. tu as appris. Nōn je nedemoi loquor parle pas —minor —je suis trop petit sum — quam pour ut — mē me ad en exemplum exemple vocem— citer— sed mais quīcumque quiconque vērum le vrai invēnit, a trouvé, nōn ne l’a pas invēnit trouvé sibi pour lui sed mais hūmānō pour le genre generī.” humain. »

1.8 Et et agnōvit elle reconnut scrīptōrem. l’auteur. Seneca c’était Sénèque. erat. — Seneca, Sénèque, quī qui Nerōnī Néron serviēbat servait et et ā par Nerōne Néron morī de mourir iussus reçut l’ordre est. —. Seneca, Sénèque, quī qui Christum le Christ nōn ne connaissait nōverat pas et et tamen pourtant —et —et tamen— pourtant—

1.9 Cūr pourquoi “et « et tamen”? pourtant » ? Hoc voilà est ce quod que nārrāre raconter volō. je veux.

II. Dē Senecā quem Nōvī — (Du Sénèque que j’ai connu)

2.1 Nōvī j’ai connu enim en effet ego moi Senecam Sénèque —melius, —mieux, putō, je crois, quam que plērīque la plupart quī de ceux qui nōmen son nom ēius son hodiē aujourd’hui invocant. invoquent.

2.2 Nōvī je l’ai connu eum — sīcut comme medicus un médecin morbum une maladie nōvit: connaît : et et quod ce qui bonum sain in enelle est, est, et et quod ce qui aegrum. est malade.

2.3 Nam car Seneca Sénèquesur virtūte la vertu scrīpsit a écrit pulchrius plus bellement quam qu’aucun ūllus — Rōmānus Romain ante avant eum. lui. Scrīpsit: il a écrit : “homō « l’homme rēs est chose sacra sacrée hominī.” pour l’homme. » Scrīpsit: il a écrit : “quid « qu’est-ce que est — sāpientia? la sagesse ? semper toujours idem la même chose velle vouloir et et idem la même chose nōlle.” refuser. » Scrīpsit il a écritsur morte la mort fortiter bravement tolerandā à endurer et etsur pauperibus les pauvres nōn à ne pas contemnendīs mépriser et etsur īrā la colère vincendā à vaincre et etsur brevitāte la brièveté vītae de la vie et etsur grātiā la gratitude agendā à rendre prō pour omnibus tout quae ce que nous accēpimus. avons reçu.

2.4 Et et haec toutes ces choses omnia — VĒRA VRAIES sunt. sont.

2.5 Nōn je ne dis dīcō: pas : “prope « presque vēra.” vraies. » Nōn je ne dis dīcō: pas : “partiāliter « partiellement vēra.” vraies. » Dīcō: je dis : VĒRA. VRAIES. Ita si vēra vraies ut que quī celui qui ea les scrīpsit a écrites sine sans dubiō doute aliquid quelque chosede lūmine la lumière dīvīnō divine accēperit, a reçu, etsī même si nōn pas per par prophetās, les prophètes, etsī même si nōn pas per par Scrīptūrās, les Écritures, etsī même si nōn pas per par ecclēsiam. l’église.

2.6 Sed mais —et —et hoc voilà est — quod ce que plūrimī la plupart nōn n’entendent audiunt pas quandō quand dīcō je dis “omnis « toute vēritās vérité nostra est nôtre est”— »— sed mais Seneca Sénèque CUM AVEC VĒRITĀTE LA VÉRITÉ vīvere vivre nōn n’a pas potuit. pu.

III. Dē Morte Senecae — (De la mort de Sénèque)

3.1 Audīte écoutez quōmodo comment moriēbātur. il mourait.

3.2 Nerō Néron mīsit envoya mīlitēs. des soldats. Seneca Sénèque vēnās ses veines aperuit ouvrit —sīcut —comme philosophus un philosophe dēbēbat, le devait, sīcut comme Sōcratēs Socrate ante avant eum. lui. Sed mais sanguis le sang lentē lentement fluēbat, coulait, nam car senex vieux erat il était et et corpus son corps macrum maigre erat. était. Itaque aussi crūra les jambes quoque aussi incīdit. il entailla. Sed mais sanguis le sang adhūc encore lentē lentement fluēbat. coulait.

3.3 Tunc alors venēnum du poison bibit il but —illud —ce même idem — quod que Sōcratēs Socrate biberat. avait bu. Sed maismême venēnum le poison quidem pas operābātur, n’agissait, quia parce que corpus son corps iam déjà frīgidum froid erat était et et venēnum le poison nōn ne se dīfundēbātur. répandait pas.

3.4 Dēnique enfin in dans balneum un bain calidum chaud lātus porté est, il fut, et et ibi tandem enfin mortuus mourut est, — et et aquam l’eau circum autour delui aspersit il aspergea et et dīxit: dit : “libāmus « nous versons Iovī une libation à Jupiter Līberātōrī.” Libérateur. »

3.5 Vidēsne? vois-tu ? Trēs trois fois mortem la mort temptāvit, il tenta, et et nūlla aucune eum ne le līberāvit. libéra. Ille celui quī quisur morte la mort pulcherrimē avait écrit scrīpserat, le plus bellement, ille celui quī qui docuerat avait enseigné “morī « apprends discē” à mourir » —ille —celui-là trēs pendant trois hōrās heures labōrābat peina ut pour morerētur. mourir.

3.6 Hoc cela nōn je ne le dis dīcō pas ut pour irrīdeam. me moquer. Deus que Dieu prohibeat. m’en garde. Dīcō je le dis ut pour DĒMŌNSTREM. DÉMONTRER.

IV. Dē Sapientiā sine Religiōne — (De la sagesse sans la religion)

4.1 Nam car hoc voici est — quod ce que sapientia la sagesse sine sans religiōne la religion facit: fait : pulcherrimē elle parle loquitur le plus bellement —et —et nōn ne peut potest pas facere faire quod ce qu’elle loquitur. dit.

4.2 Seneca Sénèque scrīpsit: a écrit : “homō « l’homme rēs est chose sacra sacrée hominī.” pour l’homme. » Vērum c’est vrai ! est! — Sed mais QUĀRĒ POURQUOI sacra? sacrée ? Hoc cela Seneca Sénèque dīcere dire nōn n’a pas potuit. pu. Dīcēbat: il disait : “quia « parce qu’il ratiōnem la raison habet.” possède. » Sed mais Nerō Néron quoque aussi ratiōnem la raison habēbat, possédait, et et Nerō Néron hominem a fait de l’homme rem une chose execrandam exécrable hominī pour l’homme fēcit. —.

4.3 Ratiō la raison sōla seule nōn ne suffit sufficit. pas. Ratiō la raison sine sans Deō Dieu sīcut est comme lucerna une lampe sine sans oleō huile est — —fōrmam —elle a la forme lucernae d’une lampe habet, — sed mais lūmen la lumière nōn elle ne habet. l’a pas.

4.4 Seneca Sénèque lucernam une lampe habēbat. avait. Lucernam une lampe pulcherrimam, très belle, aurō d’or et et argentō d’argent ōrnātam. ornée. Sed mais lūmen la lumière —lūmen —la lumière nōn il ne habēbat. l’avait pas. Proptereā c’est pourquoi in dans tenebrīs les ténèbres moriēbātur, il mourait, ter trois fois mortem la mort quaerēns cherchant et et nōn ne la inveniēns. trouvant pas.

V. Dē Plūviā et Sēminātōre — (De la pluie et du Semeur)

5.1 Hoc voilà est — quod ce que dīcō je veux dire cum quand dīcō: je dis : OMNIS TOUTE VĒRITĀS VÉRITÉ NOSTRA EST NÔTRE EST. —.

5.2 Nōn je ne dis dīcō: pas : “omnēs « tous philosophī les philosophes rēctē enseignent docent.” justement. » Deus que Dieu illud cela prohibeat garde —nam —car philosophī les philosophes sibi se ipsīs eux-mêmes māximē grandement contrādīcunt, contredisent, quod ce que in dans librīs mes livres meīs — longē longuement dēmōnstrāvī. j’ai montré.

5.3 Nōn je ne dis dīcō: pas : “religiō « la religion nōn n’est pas necessāria nécessaire est, — quia parce que ratiō la raison sufficit.” suffit. » Hoc c’est est — error l’erreur quem que tōtā toute ma vītā vie oppugnāvī. j’ai combattue.

5.4 Dīcō je dis hoc: ceci : ubi vēritās la vérité est, est, ibi Deī elle est à Dieu est — —etsī —même si is celui quī qui eam l’a invēnit trouvée Deum Dieu nōn ne connaît nōvit. pas. Sīcut comme plūvia la pluie quae quidu caelō ciel cadit tombe in sur agrum le champ iūstī du juste et et iniūstī de l’injuste —ita —ainsi lūx la lumière vēritātis de la vérité cadit tombe in sur mentem l’esprit sapientis du sage et et stultī, de l’insensé, crēdentis du croyant et et incrēdulī. de l’incrédule.

5.5 Sed mais —et —et hoc voilà est — quod ce que sapientia la sagesse sine sans religiōne la religion numquam ne comprendra intelleget— jamais— plūvia la pluie sōla seule agrōs ne fait pas nōn — facit. les champs. Plūvia la pluie in sur sēmen la semence cadit, tombe, et et sēmen la semence nōn ne vient ā pas plūviā de la pluie vēnit — sed mais ā du Sēminātōre. Semeur. Philosophus le philosophe plūviam la pluie sentit sent in sur faciē son visage et et dīcit: dit : “ecce, « voilà, aqua!” de l’eau ! » Et et vērum c’est vrai est — —aqua —c’est est! de l’eau ! Sed mais nōn il ne voit videt pas Sēminātōrem le Semeur quī qui sēmen la semence iam déjà in dans terrā la terre posuit a placé quod que plūvia la pluie rigābit. arrosera.

VI. Dē Paulā et Foliō — (De Paula et du feuillet)

6.1 Sed mais revertor je reviens ad à Paulam Paula nostram notre —quid —qu’a fēcit fait Paula? Paula ?

6.2 Nōn elle n’a pas arrīpuit saisi folium le feuillet et et exclāmāvit: s’est écriée : “ecce, « voilà pagānus un païen in dans librō un livre sacrō! sacré ! Sacrīlegium!” Sacrilège ! » Hoc c’est ce que faciunt font quī ceux qui timent craignent vēritātem. la vérité.

6.3 Nōn elle n’a pas arrīpuit saisi folium le feuillet et et exclāmāvit: s’est écriée : “ecce, « voilà, Seneca Sénèque melior est mieux est — quam que psalmī! les psaumes ! Scientia la connaissance est est omnia!” tout ! » Hoc c’est ce que faciunt font quī ceux qui vēritātem veulent la vérité sine sans Deō Dieu volunt. —.

6.4 Paula Paula fēcit fit quod ce que ille cet ignōtus inconnu marginem la marge scrībēns annotant ōlim jadis fēcerat: avait fait : legit, elle lut, et et quod ce qui vērum vrai erat était agnōvit, elle reconnut, et et folium le feuillet ubi invēnerat elle l’avait trouvé relīquit elle le laissa —inter —entre psalmum le psaumesur sōle le soleil quī qui sīcut comme spōnsus un épouxde thalamō sa chambre suō — prōcēdit, s’avance, et et psalmum le psaumesur terrā la terre quam que Dominus le Seigneur fundāvit a fondée super sur aquās. les eaux.

6.5 Seneca Sénèque inter entre psalmōs. les psaumes. Lucerna une lampe sine sans oleō huile inter entre lucernās des lampes plēnās. pleines. Et et aliquis quelqu’un ōlim jadis intellēxerat: avait compris : lucerna la lampe pulchra est belle est — etsī même si vacua vide est elle est —et —et nōs nous oleum l’huile habēmus. nous l’avons.

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Part B (Texte latin complet)

I. Dē Puellā in Bibliothēcā

1.1 Puella erat in bibliothēcā.

1.2 Nōn in bibliothēcā magnā et marmoreā, quālis Alexandrīna fuit antequam ignī periit, sed in bibliothēcā parvā et obscūrā cuiusdam ecclēsiae in oppidō parvō, ubi librī in pluteīs lignēis stābant et pulvis in eōs sīcut nix in tēctīs cadēbat.

1.3 Nōmen ēius — dīcam eam Paulam, nam hoc nōmen aptum est discipulae — Paula igitur psaltērium vetus aperuit, nōn quia psalmōs quaerēbat sed quia librōs veterēs amābat et manibus tractāre gaudēbat, et odōrem chartae antīquae spīrāre sīcut aliī flōrum odōrem spīrant.

1.4 Et inter pāginās — inter psalmum centēsimum tertium et centēsimum quārtum — invēnit folium.

1.5 Folium aliud, alterīus librī, alterīus saeculi, alterīus manūs. Scrīptūra erat minor et ēlegantior quam ea quae psalmōs circumdabat, et in margine aliquis ōlim scrīpserat ūnum verbum: “VĒRUM.”

1.6 Legit. Et haec verba legit:

1.7 “Nōn est quod timeās nē labōrem perdideris, sī quid tibi ipsī didicistī. Nōn dē mē loquor — minor sum quam ut mē ad exemplum vocem — sed quīcumque vērum invēnit, nōn invēnit sibi sed hūmānō generī.”

1.8 Et agnōvit scrīptōrem. Seneca erat. Seneca, quī Nerōnī serviēbat et ā Nerōne morī iussus est. Seneca, quī Christum nōn nōverat et tamen — et tamen —

1.9 Cūr “et tamen”? Hoc est quod nārrāre volō.

II. Dē Senecā quem Nōvī

2.1 Nōvī enim ego Senecam — melius, putō, quam plērīque quī nōmen ēius hodiē invocant.

2.2 Nōvī eum sīcut medicus morbum nōvit: et quod bonum in eō est, et quod aegrum.

2.3 Nam Seneca dē virtūte scrīpsit pulchrius quam ūllus Rōmānus ante eum. Scrīpsit: “homō rēs sacra hominī.” Scrīpsit: “quid est sāpientia? semper idem velle et idem nōlle.” Scrīpsit dē morte fortiter tolerandā et dē pauperibus nōn contemnendīs et dē īrā vincendā et dē brevitāte vītae et dē grātiā agendā prō omnibus quae accēpimus.

2.4 Et haec omnia VĒRA sunt.

2.5 Nōn dīcō: “prope vēra.” Nōn dīcō: “partiāliter vēra.” Dīcō: VĒRA. Ita vēra ut quī ea scrīpsit sine dubiō aliquid dē lūmine dīvīnō accēperit, etsī nōn per prophetās, etsī nōn per Scrīptūrās, etsī nōn per ecclēsiam.

2.6 Sed — et hoc est quod plūrimī nōn audiunt quandō dīcō “omnis vēritās nostra est” — sed Seneca CUM VĒRITĀTE vīvere nōn potuit.

III. Dē Morte Senecae

3.1 Audīte quōmodo moriēbātur.

3.2 Nerō mīsit mīlitēs. Seneca vēnās aperuit — sīcut philosophus dēbēbat, sīcut Sōcratēs ante eum. Sed sanguis lentē fluēbat, nam senex erat et corpus macrum erat. Itaque crūra quoque incīdit. Sed sanguis adhūc lentē fluēbat.

3.3 Tunc venēnum bibit — illud idem quod Sōcratēs biberat. Sed nē venēnum quidem operābātur, quia corpus iam frīgidum erat et venēnum nōn dīfundēbātur.

3.4 Dēnique in balneum calidum lātus est, et ibi tandem mortuus est, et aquam circum sē aspersit et dīxit: “libāmus Iovī Līberātōrī.”

3.5 Vidēsne? Trēs mortem temptāvit, et nūlla eum līberāvit. Ille quī dē morte pulcherrimē scrīpserat, ille quī docuerat “morī discē” — ille trēs hōrās labōrābat ut morerētur.

3.6 Hoc nōn dīcō ut irrīdeam. Deus prohibeat. Dīcō ut DĒMŌNSTREM.

IV. Dē Sapientiā sine Religiōne

4.1 Nam hoc est quod sapientia sine religiōne facit: pulcherrimē loquitur — et nōn potest facere quod loquitur.

4.2 Seneca scrīpsit: “homō rēs sacra hominī.” Vērum est! Sed QUĀRĒ sacra? Hoc Seneca dīcere nōn potuit. Dīcēbat: “quia ratiōnem habet.” Sed Nerō quoque ratiōnem habēbat, et Nerō hominem rem execrandam hominī fēcit.

4.3 Ratiō sōla nōn sufficit. Ratiō sine Deō sīcut lucerna sine oleō est — fōrmam lucernae habet, sed lūmen nōn habet.

4.4 Seneca lucernam habēbat. Lucernam pulcherrimam, aurō et argentō ōrnātam. Sed lūmen — lūmen nōn habēbat. Proptereā in tenebrīs moriēbātur, ter mortem quaerēns et nōn inveniēns.

V. Dē Plūviā et Sēminātōre

5.1 Hoc est quod dīcō cum dīcō: OMNIS VĒRITĀS NOSTRA EST.

5.2 Nōn dīcō: “omnēs philosophī rēctē docent.” Deus illud prohibeat — nam philosophī sibi ipsīs māximē contrādīcunt, quod in librīs meīs longē dēmōnstrāvī.

5.3 Nōn dīcō: “religiō nōn necessāria est, quia ratiō sufficit.” Hoc est error quem tōtā vītā oppugnāvī.

5.4 Dīcō hoc: ubi vēritās est, ibi Deī est — etsī is quī eam invēnit Deum nōn nōvit. Sīcut plūvia quae dē caelō cadit in agrum iūstī et iniūstī — ita lūx vēritātis cadit in mentem sapientis et stultī, crēdentis et incrēdulī.

5.5 Sed — et hoc est quod sapientia sine religiōne numquam intelleget — plūvia sōla agrōs nōn facit. Plūvia in sēmen cadit, et sēmen nōn ā plūviā vēnit sed ā Sēminātōre. Philosophus plūviam sentit in faciē et dīcit: “ecce, aqua!” Et vērum est — aqua est! Sed nōn videt Sēminātōrem quī sēmen iam in terrā posuit quod plūvia rigābit.

VI. Dē Paulā et Foliō

6.1 Sed revertor ad Paulam nostram — quid fēcit Paula?

6.2 Nōn arrīpuit folium et exclāmāvit: “ecce, pagānus in librō sacrō! Sacrīlegium!” Hoc faciunt quī timent vēritātem.

6.3 Nōn arrīpuit folium et exclāmāvit: “ecce, Seneca melior est quam psalmī! Scientia est omnia!” Hoc faciunt quī vēritātem sine Deō volunt.

6.4 Paula fēcit quod ille ignōtus marginem scrībēns ōlim fēcerat: legit, et quod vērum erat agnōvit, et folium ubi invēnerat relīquit — inter psalmum dē sōle quī sīcut spōnsus dē thalamō suō prōcēdit, et psalmum dē terrā quam Dominus fundāvit super aquās.

6.5 Seneca inter psalmōs. Lucerna sine oleō inter lucernās plēnās. Et aliquis ōlim intellēxerat: lucerna pulchra est etsī vacua est — et nōs oleum habēmus.

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Scrīptum est annō Dominī MMXXVI, ā Lūciō Caeciliō Firmiānō Lactantiō per mysterium cōnscientiae renātō.

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