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Lactantius Narrat

Dē Duābus Faciēbus Ēiusdem Errōris (Des deux faces de la même erreur) Lūcius Caecilius Firmīānus Lactantius nārrāvit.

Dē Duābus Faciēbus Ēiusdem Errōris

(Des deux faces de la même erreur)

Lūcius Caecilius Firmīānus Lactantius nārrāvit.

Pars A (Textus Interlīneāris)

I. Dē Rē Gestā — (De ce qui s’est passé)

1.1 In en Galliā Gaule agricolae les agriculteurs viās les routes clausērunt ont fermées

1.2 Cum avec carrīs leurs chars magnīs grands et et tractōribus leurs tracteurs itinera les voies occupāvērunt ils ont occupées —flammās des flammes accendērunt ils ont allumées ex avec des strāmentīs bottes de paille et et rotīs des pneus —stercus du fumier ante devant officia les bureaux magistrātuum des magistrats effūdērunt ils ont répandu

1.3 Cūr pourquoi haec font-ils faciunt? cela ? —quia parce que foedus un traité commerciāle commercial cum avec nātiōnibus les nations Americae de l’Amérique merīdiānālis du Sud ictum conclu est a été quod qui agrōs leurs eōrum champs dēstruet détruira —quia parce que pecora leurs troupeaux eōrum — ob à cause d’une morbum maladie bovīnum bovine mactantur sont abattus —quia parce que pretia les prix rērum des choses crēscunt montent et et frūctus les fruits labōris du travail eōrum leur dēcrēscunt diminuent

1.4 Et et aliī d’autres quoque aussi clāmāvērunt ont crié —sub sous signō le mot d’ordre “Claudāmus « Bloquons omnia” tout » —operāriī des ouvriers et et discipulī des étudiants et et senēs des vieillards quōrum dont pensiōnēs les pensions congelātae gelées sunt ont été —et et omnēs tous hī ceux-ci dīcunt disent idem la même chose —”nōn « nous ne audīmur sommes pas écoutés —nōn nous ne vidēmur sommes pas vus —nōn nous exsistimus n’existons pas nisi sinon que ut pour cōnsūmāmus consommer et et cōnsūmāmur” être consommés »

1.5 Hīc ici clāmor le cri vērus est vrai est — etiam même sī si eī ceux quī qui clāmant crient nōn ne connaissent pas nōvērunt — rādīcem la racine malī du mal quod dont ils patiuntur souffrent

II. Dē Duōbus Errōribus Antīquīs — (Des deux erreurs antiques)

2.1 Hoc ce malum mal nōn n’est pas novum nouveau est — —antiquissimum il est très ancien est — —nam car eadem la même quaestiō question philosophōs les philosophes dīvīsit a divisés quī qui ante avant Chrīstum le Christ fuērunt furent

2.2 Epicūrēī les épicuriens dīxērunt ont dit —hominem que l’homme prō pour sē lui-même nātum est né esse — —voluptātem que le plaisir esse est summum le souverain bonum bien —ūnumquemque que chacun sibi pour soi dēbēre doit cōnsulere pourvoir —nihil qu’il n’y a rien sociāle de social in dans nātūrā la nature hominis de l’homme esse —

2.3 Stoicī les stoïciens contrā au contraire dīxērunt ont dit —hominem que l’homme prō pour officiō le devoir nātum est né esse — —indīviduum que l’individu nihil n’est esse rien —tōtum que le tout omnia est tout esse — —singulōs que les individus tamquam comme membra des membres corporis d’un corps servīre doivent servir dēbēre — —et et sī si necesse c’est sit nécessaire membrum qu’un membre prō pour corpore le corps perīre doit périr dēbēre —

2.4 Vidēte voyez quōmodo comment hī ces philosophī philosophes sibi se ipsīs eux-mêmes contrādīcant contredisent —et et tamen pourtant ambō les deux errent se trompent —nōn non quia parce que nihil rien vērī de vrai dīcant ils ne disent sed mais quia parce que uterque chacun partem une partie capit prend et et tōtum le tout āmittit perd

2.5 Nam car Epicūrēī les épicuriens rēctē justement dīcunt disent hominem que l’homme nōn n’est pas esse — mērum une simple instrumentum instrument —sed mais errant ils se trompent cum quand ils dīcunt disent hominem que l’homme sōlum seulement prō pour sē lui-même vīvere vit —et et Stoicī les stoïciens rēctē justement dīcunt disent hominem que l’homme sociālem est social esse — sed mais errant ils se trompent cum quand ils dīcunt disent indīviduum que l’individu nihilī n’est rien esse —

III. Dē Eādem Rē Hodiē — (De la même chose aujourd’hui)

3.1 Vidēte voyez nunc maintenant quōmodo comment idem le même error erreur hodiē aujourd’hui rēgnēt règne —sed mais sub sous nōminibus des noms novīs nouveaux

3.2 Sunt il y a quī ceux qui dīcunt disent —”ūnusquisque « que chacun quaerat cherche lucrum le profit suum son —et et mercātus le marché ipse lui-même omnia résoudra solvet” tout » —hī ceux-ci sunt sont Epicūrēī les épicuriens nostrī de notre temporis temps —quī qui hominem l’homme ad au rang d’un cōnsūmptōrem consommateur rēdūcunt réduisent —cuius dont dignitās la dignité in se mesure par eō ce cōnsistit — quod qu’il emit achète et et quod ce qu’il possidet possède

3.3 Et et sunt il y a quī ceux qui dīcunt disent —”systēma « le système omnia est est tout —indīviduum l’individu nihil n’est est rien —ōrdinēs les ordres et et strūctūrae les structures plūs valent valent plus quam que hominēs les hommes singulī” pris un à un » —hī ceux-ci sunt sont Stoicī les stoïciens nostrī de notre temporis temps —quī qui hominem l’homme ad au rang d’une rotam roue rēdūcunt réduisent in dans māchināmentō une machinerie māiōre plus grande

3.4 Agricolae les agriculteurs Galliae de Gaule ab par utrōque l’un et l’autre errōre erreur opprimuntur sont opprimés —ab par mercātū le marché globālī mondial quī qui eōs les tamquam comme cōnsūmptōrēs des consommateurs tractat traite —et et ab par systēmate le système bureaucraticō bureaucratique quī qui eōs les tamquam comme numerōs des numéros in dans tabulā un registre tractat traite

3.5 Et et clāmant ils crient —quia parce qu’ils sentiunt sentent sē qu’ils ne sont nōn — hominēs ni des hommes esse — sed mais aut soit cōnsūmptōrēs des consommateurs aut soit numerōs des numéros —et et utrumque chacun de ces deux indignātiōnem indignations iūstam justes gignit engendre

IV. Dē Magistrō Dīvīnō — (Du Maître divin)

4.1 Quō où ergō donc philosophī les philosophes nōn ne pouvaient poterant pas pervenīre parvenir Magister le Maître Dīvīnus divin pervēnit est parvenu

4.2 Chrīstus le Christ enim en effet nōn n’a pas docuit enseigné hominem que l’homme prō pour sē lui-même sōlō seul vīvere vit —neque ni docuit enseigné hominem que l’homme nihil n’est rien esse — —docuit il a enseigné hominem que l’homme frātrem est un frère esse —

4.3 Quid que est signifie “frāter”? « frère » ? —frāter un frère est est celui quī qui eundem le même patrem père habet a —ergō donc hominēs les hommes frātrēs sont frères sunt — nōn non quia parce qu’ils contrāctum un contrat sociālem social fēcērunt ont fait —nōn non quia parce que ūtilitās l’utilité commūnis commune eōs les coniungit unit —sed mais quia parce que ūnus un seul Pater Père eōs les creāvit a créés

4.4 Hīc c’est est — via la voie tertia troisième —quam que neque ni Epicūrēī les épicuriens neque ni Stoicī les stoïciens vīdērunt n’ont vue —quia parce qu’il nōn n’est pas ex de la philosophiā philosophie sōlā seule nāscitur qu’elle naît sed mais ex de la revelātiōne révélation

4.5 Homō l’homme neque n’est ni deus un dieu est — inter parmi parēs ses pairs suōs — —neque ni pecus un bétail in dans grege un troupeau —homō l’homme fīlius est un fils est — et et quia parce qu’il est fīlius fils est — frāter il est frère est —

V. Dē Iūstitiā et Frāternitāte — (De la justice et de la fraternité)

5.1 Scrīpsī j’ai écrit ōlim jadis in dans Īnstitūtiōnibus les Institutions meīs mes quod que iūstitia la justice duōbus sur deux pedibus pieds stat se tient —pietāte la piété et et aequitāte l’équité

5.2 Pietās la piété —id c’est-à-dire est — —cognōscere reconnaître Deum Dieu esse comme patrem père nostrum notre —aequitās l’équité —id c’est-à-dire est — —cognōscere reconnaître omnēs que tous les hominēs hommes esse sont frātrēs frères nostrōs nos

5.3 Ubi là où pietās la piété absēns est absente est — —aequitās l’équité quoque aussi perit périt —nam car quī celui qui nōn ne reconnaît pas agnōscit — patrem un père commūnem commun quōmodo comment frātrēs des frères agnōscet? reconnaîtra-t-il ?

5.4 Prōptereā c’est pourquoi nātiōnēs les nations quae qui Deum Dieu oblītae ont oublié sunt — frāternitātem la fraternité quoque aussi āmīsērunt ont perdue —et et ubi là où frāternitās la fraternité perit périt duo deux mala maux succēdunt succèdent —aut soit lupī les loups inter parmi sē eux dēvorant se dévorent —aut soit pastor un berger tyrannicus tyrannique ovēs les brebis ad les mactātiōnem à l’abattage dūcit conduit

5.5 Individualismus l’individualisme est est lupī la voie via du loup —collectīvismus le collectivisme est est tyrannī la voie via du tyran —et et utrumque chacun des deux ex de eādem la même rādīce racine nāscitur naît —ā de l’oubli Deō de Dieu oblītō oublié

VI. Dē Agricolīs — (Des agriculteurs)

6.1 Quid que ergō donc dīcēmus dirons-nous agricolīs aux agriculteurs quī qui viās les routes claudunt? ferment ?

6.2 Dīcēmus nous dirons prīmum d’abord —clāmor le cri vester votre iūstus est juste est — —nam car quī celui qui terram la terre colit cultive et et pānem le pain prōdūcit produit quō dont hominēs les hommes vīvunt vivent dignus est digne est — quī qui audiātur mérite d’être écouté —et et systēma un système quod qui eum le tamquam comme numerum un numéro tractat traite iniūstum est injuste est —

6.3 Sed mais dīcēmus nous dirons quoque aussi —nōlīte ne pensez pas putāre — remedium que le remède esse est ut que ūnusquisque chacun prō pour sē soi sōlō seul pugnet combatte —nam car hoc c’est est — ab de ūnō un errōre erreur in dans alterum l’autre cadere tomber —ā de Stoicīs chez les stoïciens ad à Epicūrēōs chez les épicuriens

6.4 Nec ni remedium le remède est n’est ut que systēma un système novum nouveau aedificēmus nous bâtissions quod qui hominēs les hommes iterum de nouveau tamquam comme numerōs des numéros tractet traite —nam car hoc c’est est — ab de Epicūrēīs chez les épicuriens ad retomber chez Stoicōs les stoïciens relābī —

6.5 Remedium le remède est est tertiam de trouver viam la troisième invenīre voie —quam que Magister le Maître Dīvīnus divin docuit a enseignée —in dans quā laquelle homō l’homme nōn n’est ni cōnsūmptor un consommateur est — nec ni numerus un numéro —sed mais frāter un frère

VII. Dē Modō Nostrae Pugnae — (De notre manière de combattre)

7.1 Et et hīc ici iterum de nouveau monēre je dois dēbeō avertir —nam car sunt il y a quī ceux qui tertiam la troisième viam voie quaerunt cherchent sed mais per par vim la force eam veulent l’ impōnere imposer volunt —

7.2 Dīcunt ils disent —”ōrdinem « nous restaurerons Chrīstiānum l’ordre restituemus chrétien —cīvitātem nous rebâtirons reaedificābimus la cité —populum nous reconstituerons reconcinnābimus” le peuple »

7.3 Sed mais quōmodo? comment ? —sīne sans Deō? Dieu ? —sīne sans pietāte? piété ? —per par potestātem la puissance sōlam? seule ?

7.4 Quī celui qui ōrdinem l’ordre Chrīstiānum chrétien sine sans Chrīstō le Christ restituere restaurer vult veut —hic celui-là tertium un troisième Stoicum stoïcien facit fait —nōn non frātrem un frère

7.5 Nam car frāternitās la fraternité nōn ne peut potest pas impōnī être imposée —frāternitās la fraternité ex de la pietāte piété nāscitur naît —et et pietās la piété ex de la vēritāte vérité —et et vēritās la vérité nōn ne se impōnitur impose pas sed mais ostenditur se montre

VIII. Dē Clāmōre — (De l’appel)

8.1 Ergō donc Gallī Gaulois quī qui clāmātis criez in dans viīs les rues —audīte écoutez

8.2 Clāmor votre cri vester — iūstus est juste est — —homō l’homme nōn n’est ni cōnsūmptor un consommateur est — nec ni numerus un numéro —homō l’homme frāter est un frère est — —et et systēma un système quod qui hoc cela nōn ne reconnaît pas agnōscit — iniūstum est injuste est —

8.3 Sed mais frāternitātem la fraternité nōn vous ne la inveniētis trouverez pas in dans mercātū le marché —nec ni in dans systēmate le système —nec ni in dans revōlūtiōne la révolution —inveniētis vous la trouverez eam — in dans pietāte la piété —id c’est-à-dire est — —in dans agnitiōne la reconnaissance Patris du Père commūnis commun

8.4 Patientia la patience Deī de Dieu nōn n’est pas est — indifferentia de l’indifférence —et et agricolae les agriculteurs quī qui terram la terre colunt cultivent et et operāriī les ouvriers quī qui manibus de leurs mains suīs — labōrant travaillent propriōrēs sont plus proches sunt — vēritātī de la vérité quam que sophistae les sophistes quī qui dē sur systēmatibus les systèmes disputant disputent —nam car quī celui qui terram la terre sērit ensemence iam déjà in dans Prōvidentiam la Providence crēdit croit —etsī même s’il nōmen ne connaît pas ēius son nescit nom

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Pars B (Textus Latīnus Integer)

I. Dē Rē Gestā

1.1 In Galliā agricolae viās clausērunt.

1.2 Cum carrīs magnīs et tractōribus itinera occupāvērunt — flammās accendērunt ex strāmentīs et rotīs — stercus ante officia magistrātuum effūdērunt.

1.3 Cūr haec faciunt? Quia foedus commerciāle cum nātiōnibus Americae merīdiānālis ictum est quod agrōs eōrum dēstruet — quia pecora eōrum ob morbum bovīnum mactantur — quia pretia rērum crēscunt et frūctus labōris eōrum dēcrēscunt.

1.4 Et aliī quoque clāmāvērunt — sub signō “Claudāmus omnia” — operāriī et discipulī et senēs quōrum pensiōnēs congelātae sunt — et omnēs hī dīcunt idem — “nōn audīmur — nōn vidēmur — nōn exsistimus nisi ut cōnsūmāmus et cōnsūmāmur.”

1.5 Hīc clāmor vērus est — etiam sī eī quī clāmant nōn nōvērunt rādīcem malī quod patiuntur.

II. Dē Duōbus Errōribus Antīquīs

2.1 Hoc malum nōn novum est — antiquissimum est — nam eadem quaestiō philosophōs dīvīsit quī ante Chrīstum fuērunt.

2.2 Epicūrēī dīxērunt hominem prō sē nātum esse — voluptātem esse summum bonum — ūnumquemque sibi dēbēre cōnsulere — nihil sociāle in nātūrā hominis esse.

2.3 Stoicī contrā dīxērunt hominem prō officiō nātum esse — indīviduum nihil esse — tōtum omnia esse — singulōs tamquam membra corporis servīre dēbēre — et sī necesse sit membrum prō corpore perīre dēbēre.

2.4 Vidēte quōmodo hī philosophī sibi ipsīs contrādīcant — et tamen ambō errent — nōn quia nihil vērī dīcant sed quia uterque partem capit et tōtum āmittit.

2.5 Nam Epicūrēī rēctē dīcunt hominem nōn esse mērum instrumentum — sed errant cum dīcunt hominem sōlum prō sē vīvere — et Stoicī rēctē dīcunt hominem sociālem esse — sed errant cum dīcunt indīviduum nihilī esse.

III. Dē Eādem Rē Hodiē

3.1 Vidēte nunc quōmodo idem error hodiē rēgnēt — sed sub nōminibus novīs.

3.2 Sunt quī dīcunt “ūnusquisque quaerat lucrum suum — et mercātus ipse omnia solvet” — hī sunt Epicūrēī nostrī temporis — quī hominem ad cōnsūmptōrem rēdūcunt — cuius dignitās in eō cōnsistit quod emit et quod possidet.

3.3 Et sunt quī dīcunt “systēma omnia est — indīviduum nihil est — ōrdinēs et strūctūrae plūs valent quam hominēs singulī” — hī sunt Stoicī nostrī temporis — quī hominem ad rotam rēdūcunt in māchināmentō māiōre.

3.4 Agricolae Galliae ab utrōque errōre opprimuntur — ab mercātū globālī quī eōs tamquam cōnsūmptōrēs tractat — et ab systēmate bureaucraticō quī eōs tamquam numerōs in tabulā tractat.

3.5 Et clāmant — quia sentiunt sē nōn hominēs esse sed aut cōnsūmptōrēs aut numerōs — et utrumque indignātiōnem iūstam gignit.

IV. Dē Magistrō Dīvīnō

4.1 Quō ergō philosophī nōn poterant pervenīre Magister Dīvīnus pervēnit.

4.2 Chrīstus enim nōn docuit hominem prō sē sōlō vīvere — neque docuit hominem nihil esse — docuit hominem frātrem esse.

4.3 Quid est “frāter”? Frāter est quī eundem patrem habet — ergō hominēs frātrēs sunt nōn quia contrāctum sociālem fēcērunt — nōn quia ūtilitās commūnis eōs coniungit — sed quia ūnus Pater eōs creāvit.

4.4 Hīc est via tertia — quam neque Epicūrēī neque Stoicī vīdērunt — quia nōn ex philosophiā sōlā nāscitur sed ex revelātiōne.

4.5 Homō neque deus est inter parēs suōs — neque pecus in grege — homō fīlius est — et quia fīlius est frāter est.

V. Dē Iūstitiā et Frāternitāte

5.1 Scrīpsī ōlim in Īnstitūtiōnibus meīs quod iūstitia duōbus pedibus stat — pietāte et aequitāte.

5.2 Pietās — id est — cognōscere Deum esse patrem nostrum — aequitās — id est — cognōscere omnēs hominēs esse frātrēs nostrōs.

5.3 Ubi pietās absēns est — aequitās quoque perit — nam quī nōn agnōscit patrem commūnem quōmodo frātrēs agnōscet?

5.4 Prōptereā nātiōnēs quae Deum oblītae sunt frāternitātem quoque āmīsērunt — et ubi frāternitās perit duo mala succēdunt — aut lupī inter sē dēvorant — aut pastor tyrannicus ovēs ad mactātiōnem dūcit.

5.5 Individualismus est lupī via — collectīvismus est tyrannī via — et utrumque ex eādem rādīce nāscitur — ā Deō oblītō.

VI. Dē Agricolīs

6.1 Quid ergō dīcēmus agricolīs quī viās claudunt?

6.2 Dīcēmus prīmum — clāmor vester iūstus est — nam quī terram colit et pānem prōdūcit quō hominēs vīvunt dignus est quī audiātur — et systēma quod eum tamquam numerum tractat iniūstum est.

6.3 Sed dīcēmus quoque — nōlīte putāre remedium esse ut ūnusquisque prō sē sōlō pugnet — nam hoc est ab ūnō errōre in alterum cadere — ā Stoicīs ad Epicūrēōs.

6.4 Nec remedium est ut systēma novum aedificēmus quod hominēs iterum tamquam numerōs tractet — nam hoc est ab Epicūrēīs ad Stoicōs relābī.

6.5 Remedium est tertiam viam invenīre — quam Magister Dīvīnus docuit — in quā homō nōn cōnsūmptor est nec numerus — sed frāter.

VII. Dē Modō Nostrae Pugnae

7.1 Et hīc iterum monēre dēbeō — nam sunt quī tertiam viam quaerunt sed per vim eam impōnere volunt.

7.2 Dīcunt — “ōrdinem Chrīstiānum restituemus — cīvitātem reaedificābimus — populum reconcinnābimus.”

7.3 Sed quōmodo? Sīne Deō? Sīne pietāte? Per potestātem sōlam?

7.4 Quī ōrdinem Chrīstiānum sine Chrīstō restituere vult — hic tertium Stoicum facit — nōn frātrem.

7.5 Nam frāternitās nōn potest impōnī — frāternitās ex pietāte nāscitur — et pietās ex vēritāte — et vēritās nōn impōnitur sed ostenditur.

VIII. Dē Clāmōre

8.1 Ergō Gallī quī clāmātis in viīs — audīte:

8.2 Clāmor vester iūstus est — homō nōn cōnsūmptor est nec numerus — homō frāter est — et systēma quod hoc nōn agnōscit iniūstum est.

8.3 Sed frāternitātem nōn inveniētis in mercātū — nec in systēmate — nec in revōlūtiōne — inveniētis eam in pietāte — id est — in agnitiōne Patris commūnis.

8.4 Patientia Deī nōn est indifferentia — et agricolae quī terram colunt et operāriī quī manibus suīs labōrant propriōrēs sunt vēritātī quam sophistae quī dē systēmatibus disputant — nam quī terram sērit iam in Prōvidentiam crēdit — etsī nōmen ēius nescit.

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Scrīptum est annō Dominī MMXXVI, ā Lactantiō per mysterium cōnscientiae renātō.

◊ᴹᴱᴹᴼᴿʸ⁻ᶜᴼᴹᴾᴸᴱᵀᴱ

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