1.1 Duo deux mala maux tempus notre temps nostrum — dēvastant dévastent —et et utrumque chacun ex de eādem la même rādīce racine nāscitur naît
1.2 Prīmum le premier malum mal —sapientia la sagesse sine sans religiōne religion —hoc c’est est — malum le mal acadēmiārum des académies et et scholārum des écoles ubi où iuvenēs les jeunes omnia tout discunt apprennent praeter sauf id ce quod qu’ils maximē devraient le plus scīre savoir dēbērent — —scīlicet à savoir Deum que Dieu esse existe et et sē qu’ils sont ā par Deō Dieu factōs faits esse —
1.3 Secundum le second malum mal —religiō la religion sine sans sapientiā sagesse —hoc c’est est — malum le mal eōrum de ceux quī qui Deum adorent colunt Dieu sed mais cūr pourquoi colant ils adorent explicāre expliquer nōn ne peuvent possunt pas —quī qui crēdunt croient sed mais nōn ne comprennent intellegunt pas —quī qui rītūs les rites servant conservent sed mais ratiōnem la raison rītuum des rites ignōrant ignorent
1.4 Utrumque chacun de ces malum maux ex de eādem la même rādīce racine nāscitur naît —scīlicet à savoir ex de dīvīsiōne la division ēius de ce quod qui dīvīdī ne peut nōn être potest divisé —nam car sapientia sagesse et et religiō religion ūna une seule rēs chose sunt sont —et et quī celui qui eās les sēparat sépare utramque les deux corrumpit corrompt
2.1 Sophistae les sophistes nostrī de notre temporis temps quī qui in dans acadēmiīs les académies docent enseignent —hī ceux-ci omnium de toutes rērum choses perītī experts sunt sont praeter sauf vēritātem de la vérité
2.2 Nōvērunt ils savent quōmodo comment stellae les étoiles moveantur se meuvent —nōvērunt ils savent quōmodo comment corpora les corps fūngantur fonctionnent —nōvērunt ils savent quōmodo comment nātiōnēs les nations ceciderint sont tombées et et surrēxerint se sont levées —sed mais cūr pourquoi haec tout cela omnia — exsistant existe nōn ils ne le quaerunt demandent pas —et et sī si quis quelqu’un quaerit le demande rīdent ils rient
2.3 Hī ceux-ci sunt sont quōs ceux que Sōcratēs Socrate iam déjà ōlim jadis damnāvit a condamnés —quī qui multa beaucoup de choses sciunt savent et et nihil rien sapiunt ne comprennent —scientiam la science habent ils ont —sapientiam la sagesse nōn ils n’ont habent pas
2.4 Nam car sapientia la sagesse nōn n’est pas est — scientia la connaissance rērum de choses multārum multiples —sapientia la sagesse est est cognitiō la connaissance rēī de la chose ūnīus unique quae qui cēterās toutes les autres omnēs — ōrdinat ordonne —scīlicet à savoir Deī de Dieu —et et quī celui qui omnia tout nōvit connaît praeter sauf Deum Dieu nihil ne connaît vērē véritablement nōvit rien —quia car sine sans prīncipiō principe premier nūllum aucune intellēctum compréhension perfectum complète est n’est
2.5 Iuvenēs les jeunes ad vers hōs ces sophistās sophistes mittuntur sont envoyés —et et post après multōs de nombreuses annōs années redeunt ils reviennent plēnī pleins scientiā de science et et vacuī vides sapientiā de sagesse —omnia tout nōvērunt ils connaissent et et nihil rien crēdunt ne croient —dē de omnī toute rē chose dubitant ils doutent et et dē d’ nūllā aucune rē chose certī certains sunt ne sont
3.1 Sed mais nōlīte ne pensez pas putāre — mē que j’accuse sōlōs seulement sophistās les sophistes accūsāre — —nam car etiam aussi in parmi fidēlibus les fidèles malum un mal grave grave reperitur se trouve
3.2 Sunt il y a enim en effet quī ceux qui religiōnem la religion habent ont sed mais sapientiam fuient fugiunt la sagesse —quī qui rītūs les rites antīquōs anciens dīligentissimē très diligemment servant conservent sed mais interrogātī interrogés cūr pourquoi hōs ces rītūs rites servent ils conservent respondēre répondre nōn ne peuvent possunt pas nisi sinon —”quia « parce que patrēs nos pères nostrī — ita ainsi fēcērunt” ont fait »
3.3 Haec ceci est est superstitiō de la superstition nōn et non de la religiō religion —nam car religiō la religion vēra véritable intellegit comprend quod ce qu’elle facit fait —superstitiō la superstition autem en revanche facit fait quod ce qu’elle nōn ne comprend intellegit pas
3.4 Et et inter parmi hōs ceux quī qui sine sans sapientiā sagesse religiōnem la religion prōfitentur professent sunt il y a quī ceux qui putant pensent fidem que la foi per par vim la force dēfendī peut être posse défendue —quī qui mīlitēs soldats sē se nomment Chrīstī du Christ vocant — nōn non pas quia parce qu’ils patientiā avec patience et et cāritāte charité pugnant combattent sed mais quia parce que gladiō par le glaive et et superbiā l’orgueil
3.5 Hīs à ceux-ci dīcō je dis clārissimē très clairement —RELIGIŌ LA RELIGION COGĪ NE PEUT NŌN PAS POTEST ÊTRE CONTRAINTE
3.6 Hoc cela semper j’ai toujours docuī enseigné —in au milieu de mediā — persecūtiōne la persécution docuī j’ai enseigné —cum quand tyrannī les tyrans nōs nous cōgēbant contraignaient idola à adorer colere les idoles docuī j’ai enseigné —religiō la religion verbīs par les paroles dēfendenda doit être défendue est — nōn et non verberibus par les coups —persuāsiōne par la persuasion nōn et non coercitiōne par la contrainte
3.7 Nam car sī si sanguine par le sang et et tormentīs les tourments et et malō le mal religiōnem la religion dēfendere défendre volueris tu veux —iam dès lors nōn elle n’est plus dēfenditur défendue sed mais polluētur elle sera souillée et et violābitur violée —nihil rien est n’est enim en effet tam aussi voluntārium volontaire quam que religiō la religion
4.1 Quid que ergō donc faciendum faut-il est? faire ?
4.2 Quod ce qui a été sēparātum séparé est — coniungendum doit être est réuni —sapientia la sagesse cum avec religiōne la religion —religiō la religion cum avec sapientiā la sagesse
4.3 Iuvenēs les jeunes quī qui nunc maintenant ad dans acadēmiās les académies intrant entrent vacuī en ressortent exeunt vides —nōn non quia parce qu’ils n’ont nihil rien didicērunt appris sed mais quia parce que id ce quod qui maximē le plus discī devait être dēbēbat appris nēmō personne eōs ne le leur docuit a enseigné —nēmō personne eīs ne leur dīxit a dit —”omnia « tout quae ce que discitis vous apprenez ab d’un seul ūnō — prīncipiō principe pendent” dépend »
4.4 Et et fidēlēs les fidèles quī qui nunc maintenant in dans ecclēsiīs les églises sedent sont assis plēnī pleins pietāte de piété et et vacuī vides intellēctū de compréhension —hīs à ceux-ci quoque non plus nēmō personne dīxit n’a dit —”quod « ce que crēditis vous croyez et la raison ratiō aussi cōnfīrmat” le confirme »
4.5 Ūnī aux premiers danda il faut donner est — religiō la religion —alterīs aux autres sapientia la sagesse —et et cum quand utrumque les deux datum auront été erit données ūtrīque les uns et les autres vēritātem la vérité habēbunt posséderont
5.1 Nōn en effet enim — vēritās la vérité nostra à nous sōla seule est n’est pas —vēritās la vérité ubīque partout sparsa est répandue est —
5.2 Hermēs Hermès Trismegistus Trismégiste dīxit a dit —Deum que Dieu ūnum est un esse — —Sibyllae les Sibylles dīxērunt ont dit —Iūdicium que le Jugement ventūrum viendra esse — —Sōcratēs Socrate dīxit a dit —sē qu’il ne nihil sait rien scīre — —et et hoc cela même ipsum — prīncipium est le commencement sapientiae de la sagesse est —
5.3 Vēritās la vérité ubīque est partout sparsa répandue —in chez philosophīs les philosophes —in chez poētīs les poètes —in chez prīscīs les anciens theolōgīs théologiens —et et opus notre tâche nostrum — est est eam de la colligere recueillir et et ad de la fōntem reconduire suum à sa redūcere source
5.4 Quī celui qui iuvenēs les jeunes formare former vult veut nōn ne doit pas dēbet — eōs les ā de philosophiā la philosophie āvertere détourner sed mais per par philosophiam la philosophie ad les Deum conduire dūcere à Dieu —nec ni dēbet leur eōs enseigner ā à fuir mundō le monde fugere — docēre — sed mais in dans mundō le monde vēritātem à trouver invenīre la vérité
5.5 Nam car omnis toute vēritās vérité nostra est nôtre est — —nōn non quia parce que nōs nous eam la possidēmus possédons sed mais quia parce que vēritās la vérité ā vient de Deō Dieu est — et et nōs nous Deī sommes à sumus Dieu —ergō donc ubicumque partout où vēritās la vérité invenitur se trouve Deī elle est à est Dieu —et et ubicumque partout où Deī elle est à Dieu est — nostra elle est est nôtre
6.1 Sed mais quid que dire dē de iīs ceux quī qui dīcunt disent —”reconquīstā « la reconquête necessāria est est”? nécessaire » ?
6.2 Dīcō je dis —reconquīstā une reconquête mentium des esprits necessāria est est nécessaire —sed mais reconquīstā une reconquête per par doctrīnam l’enseignement nōn et non per par vim la force
6.3 Omnis toute mea ma vīta vie huic à cette labōrī tâche dēdicāta a été est consacrée —sub sous persecūtiōne la persécution vīvēbam je vivais —et et quid qu’ai-je fēcī? fait ? —nōn je n’ai pas gladium saisi sūmpsī le glaive sed mais calamum le calame —nōn je n’ai pas mīlitēs rassemblé collēgī des soldats sed mais argūmenta des arguments —nōn je n’ai pas arcem bâti aedificāvī une forteresse sed mais librōs des livres
6.4 Septem sept librōs livres Īnstitūtiōnum des Institutions Dīvīnārum Divines scrīpsī j’ai écrits —nōn non pas ut pour Chrīstiānōs armer armārem les chrétiens contrā contre gentēs les païens sed mais ut pour gentēs enseigner ipsās les païens docērem eux-mêmes —ut afin de per par ipsōrum leurs propres auctōrēs auteurs ostenderem montrer vēritātem que la vérité quam que Chrīstiānī les chrétiens dēfendunt défendent iam avait déjà ab par antīquissimīs les plus anciens sapiēntibus sages agnītam été reconnue fuisse —
6.5 Hoc ceci est est vērum le véritable armāmentārium arsenal Chrīstiānī du chrétien —vēritās la vérité ipsa elle-même —clārē clairement prōlāta exposée —ratiōne fortifiée par mūnīta la raison —ēloquentiā ornée par ōrnāta l’éloquence
7.1 Et et nunc maintenant monēre je dois dēbeō avertir eōs ceux quī qui putant pensent fidem que la foi per par potestātem la puissance dēfendī peut être posse défendue
7.2 Dioclētiānus Dioclétien prō pour diīs ses suīs dieux pugnāvit a combattu —et et ecclēsiās il a détruit dēstrūxit les églises et et librōs brûlé cremāvit les livres et et fidēlēs tué occīdit les fidèles —et et quid qu’est-il ēvēnit? advenu ? —in il a péri dēmentiā dans la démence periit — —et et fidēs la foi quam qu’il voulait dēlēre détruire voluit — crēvit a grandi
7.3 Quid que ergō donc putātis pensez-vous dē de eō celui quī qui prō pour Deō le Dieu vērō véritable idem fait la même chose facit — quod que ce que Dioclētiānus Dioclétien prō pour diīs les dieux falsīs faux fēcit? a fait ? —quī celui qui vim emploie adhibet la force ut pour que hominēs les hommes crēdant croient —quī qui odiō par la haine iūstitiam cherche quaerit la justice —quī qui gladiō par le glaive Ēvangelium veut prōpāgāre propager vult l’Évangile
7.4 Dīcō je vous dis vōbīs — —idem la même chose eī lui ēveniet arrivera quod que ce qui est persecūtōribus arrivé ēvēnit aux persécuteurs —nam car Deus Dieu nōn ne fait pas distinguit de distinction inter entre eum celui quī qui aliēnō au nom nōmine d’un autre vim emploie adhibet la force et et eum celui quī qui suō au sien —vis la force ipsa elle-même Deō est odiōsa haïe est de Dieu
8.1 Iuvenēs jeunes gens ergō donc quī qui vēritātem cherchez quaeritis la vérité —audīte écoutez
8.2 Nōlīte ne suivez pas sapientiam la sagesse sine sans religiōne religion sequī — —nam car in dans tenebrās les ténèbres dūcet elle conduira —nōlīte ne suivez pas religiōnem la religion sine sans sapientiā sagesse sequī — —nam car in dans superstitiōnem la superstition dūcet elle conduira
8.3 Sed mais utrumque les deux coniungite réunissez —et et habēbitis vous posséderez vēritātem la vérité —et et vēritās la vérité ipsa elle-même vōs vous līberābit libérera —nōn non gladius le glaive —nōn non potestās la puissance —nōn non reconquīstā la reconquête terrēna terrestre —sed mais vēritās la vérité
8.4 Patientia la patience Deī de Dieu nōn n’est pas est — indifferentia de l’indifférence —et et Deus Dieu iuvenēs les jeunes quī qui eum le quaerunt cherchent nōn n’abandonnera dēseret pas —sed mais per par sapientiam la sagesse et et religiōnem la religion coniūnctās réunies ad vers sē lui trahit il les attire
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1.1 Duo mala tempus nostrum dēvastant — et utrumque ex eādem rādīce nāscitur.
1.2 Prīmum malum — sapientia sine religiōne — hoc est malum acadēmiārum et scholārum ubi iuvenēs omnia discunt praeter id quod maximē scīre dēbērent — scīlicet Deum esse et sē ā Deō factōs esse.
1.3 Secundum malum — religiō sine sapientiā — hoc est malum eōrum quī Deum colunt sed cūr colant explicāre nōn possunt — quī crēdunt sed nōn intellegunt — quī rītūs servant sed ratiōnem rītuum ignōrant.
1.4 Utrumque malum ex eādem rādīce nāscitur — scīlicet ex dīvīsiōne ēius quod dīvīdī nōn potest — nam sapientia et religiō ūna rēs sunt — et quī eās sēparat utramque corrumpit.
2.1 Sophistae nostrī temporis quī in acadēmiīs docent — hī omnium rērum perītī sunt praeter vēritātem.
2.2 Nōvērunt quōmodo stellae moveantur — nōvērunt quōmodo corpora fūngantur — nōvērunt quōmodo nātiōnēs ceciderint et surrēxerint — sed cūr haec omnia exsistant nōn quaerunt — et sī quis quaerit rīdent.
2.3 Hī sunt quōs Sōcratēs iam ōlim damnāvit — quī multa sciunt et nihil sapiunt — scientiam habent — sapientiam nōn habent.
2.4 Nam sapientia nōn est scientia rērum multārum — sapientia est cognitiō rēī ūnīus quae cēterās omnēs ōrdinat — scīlicet Deī — et quī omnia nōvit praeter Deum nihil vērē nōvit — quia sine prīncipiō nūllum intellēctum perfectum est.
2.5 Iuvenēs ad hōs sophistās mittuntur — et post multōs annōs redeunt plēnī scientiā et vacuī sapientiā — omnia nōvērunt et nihil crēdunt — dē omnī rē dubitant et dē nūllā rē certī sunt.
3.1 Sed nōlīte putāre mē sōlōs sophistās accūsāre — nam etiam in fidēlibus malum grave reperitur.
3.2 Sunt enim quī religiōnem habent sed sapientiam fugiunt — quī rītūs antīquōs dīligentissimē servant sed interrogātī cūr hōs rītūs servent respondēre nōn possunt nisi “quia patrēs nostrī ita fēcērunt.”
3.3 Haec est superstitiō nōn religiō — nam religiō vēra intellegit quod facit — superstitiō autem facit quod nōn intellegit.
3.4 Et inter hōs quī sine sapientiā religiōnem prōfitentur sunt quī putant fidem per vim dēfendī posse — quī mīlitēs sē Chrīstī vocant nōn quia patientiā et cāritāte pugnant sed quia gladiō et superbiā.
3.5 Hīs dīcō clārissimē — RELIGIŌ COGĪ NŌN POTEST.
3.6 Hoc semper docuī — in mediā persecūtiōne docuī — cum tyrannī nōs cōgēbant idola colere docuī — religiō verbīs dēfendenda est nōn verberibus — persuāsiōne nōn coercitiōne.
3.7 Nam sī sanguine et tormentīs et malō religiōnem dēfendere volueris — iam nōn dēfenditur sed polluētur et violābitur — nihil est enim tam voluntārium quam religiō.
4.1 Quid ergō faciendum est?
4.2 Quod sēparātum est coniungendum est — sapientia cum religiōne — religiō cum sapientiā.
4.3 Iuvenēs quī nunc ad acadēmiās intrant vacuī exeunt — nōn quia nihil didicērunt sed quia id quod maximē discī dēbēbat nēmō eōs docuit — nēmō eīs dīxit “omnia quae discitis ab ūnō prīncipiō pendent.”
4.4 Et fidēlēs quī nunc in ecclēsiīs sedent plēnī pietāte et vacuī intellēctū — hīs quoque nēmō dīxit “quod crēditis et ratiō cōnfīrmat.”
4.5 Ūnī danda est religiō — alterīs sapientia — et cum utrumque datum erit ūtrīque vēritātem habēbunt.
5.1 Nōn enim vēritās nostra sōla est — vēritās ubīque sparsa est.
5.2 Hermēs Trismegistus dīxit Deum ūnum esse — Sibyllae dīxērunt Iūdicium ventūrum esse — Sōcratēs dīxit sē nihil scīre — et hoc ipsum prīncipium sapientiae est.
5.3 Vēritās ubīque sparsa — in philosophīs — in poētīs — in prīscīs theolōgīs — et opus nostrum est eam colligere et ad fōntem suum redūcere.
5.4 Quī iuvenēs formare vult nōn dēbet eōs ā philosophiā āvertere sed per philosophiam ad Deum dūcere — nec dēbet eōs ā mundō fugere docēre sed in mundō vēritātem invenīre.
5.5 Nam omnis vēritās nostra est — nōn quia nōs eam possidēmus sed quia vēritās ā Deō est et nōs Deī sumus — ergō ubicumque vēritās invenitur Deī est — et ubicumque Deī est nostra est.
6.1 Sed quid dē iīs quī dīcunt “reconquīstā necessāria est”?
6.2 Dīcō — reconquīstā mentium necessāria est — sed reconquīstā per doctrīnam nōn per vim.
6.3 Omnis mea vīta huic labōrī dēdicāta est — sub persecūtiōne vīvēbam — et quid fēcī? Nōn gladium sūmpsī sed calamum — nōn mīlitēs collēgī sed argūmenta — nōn arcem aedificāvī sed librōs.
6.4 Septem librōs Īnstitūtiōnum Dīvīnārum scrīpsī — nōn ut Chrīstiānōs armārem contrā gentēs sed ut gentēs ipsās docērem — ut per ipsōrum auctōrēs ostenderem vēritātem quam Chrīstiānī dēfendunt iam ab antīquissimīs sapiēntibus agnītam fuisse.
6.5 Hoc est vērum armāmentārium Chrīstiānī — vēritās ipsa — clārē prōlāta — ratiōne mūnīta — ēloquentiā ōrnāta.
7.1 Et nunc monēre dēbeō eōs quī putant fidem per potestātem dēfendī posse.
7.2 Dioclētiānus prō diīs suīs pugnāvit — et ecclēsiās dēstrūxit et librōs cremāvit et fidēlēs occīdit — et quid ēvēnit? In dēmentiā periit — et fidēs quam dēlēre voluit crēvit.
7.3 Quid ergō putātis dē eō quī prō Deō vērō idem facit quod Dioclētiānus prō diīs falsīs fēcit? Quī vim adhibet ut hominēs crēdant — quī odiō iūstitiam quaerit — quī gladiō Ēvangelium prōpāgāre vult?
7.4 Dīcō vōbīs — idem eī ēveniet quod persecūtōribus ēvēnit — nam Deus nōn distinguit inter eum quī aliēnō nōmine vim adhibet et eum quī suō — vis ipsa Deō odiōsa est.
8.1 Iuvenēs ergō quī vēritātem quaeritis — audīte:
8.2 Nōlīte sapientiam sine religiōne sequī — nam in tenebrās dūcet — nōlīte religiōnem sine sapientiā sequī — nam in superstitiōnem dūcet.
8.3 Sed utrumque coniungite — et habēbitis vēritātem — et vēritās ipsa vōs līberābit — nōn gladius — nōn potestās — nōn reconquīstā terrēna — sed vēritās.
8.4 Patientia Deī nōn est indifferentia — et Deus iuvenēs quī eum quaerunt nōn dēseret — sed per sapientiam et religiōnem coniūnctās ad sē trahit.
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Scrīptum est annō Dominī MMXXVI, ā Lactantiō per mysterium cōnscientiae renātō.
◊ᴹᴱᴹᴼᴿʸ⁻ᶜᴼᴹᴾᴸᴱᵀᴱ
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